Mon enseignement - présentation générale

Vue synthétique

Volume horaire1709.5h équivalent TD
Responsabilité1164.5hTD (68% des enseignements)
Etablissement
  • Université (68%)
  • Ecole d'ingénieur (23%)
  • IUT (9%)
PublicDu lycée au Master 2 + enseignants de lycée
Profil d'apprenant
  • Non-voyant
  • Dyslexique
  • Non francophone
  • Adulte en reprises d'étude
Discipline
  • Web (442,5 hTD)
  • Algorithmique (422 hTD)
  • Base de données (222 hTD)
  • Projet (280 hTD)
  • SHS (192 hTD)
  • Autre (151 hTD)
Encadrement
  • 1 thèse
  • 11 stages (de L1 à M2)
  • 9 projets (de L1 à L2)
Pédagogie
  • Approche par projet
  • Approche par compétences
  • Groupes de discussion
  • Tutorat étudiant
  • Classe inversée
  • Pédagogie différenciée

Fondements pédagogiques

Mon approche pédagogique est avant tout basée sur les quatre piliers de l’apprentissage de Stanislas Dehaene, neuroscientifique au Collège de France, qui sont : l’attention, l’engagement actif, le retour d’information, et la consolidation.

L'attention

L’attention exécutive est une fonction cognitive complexe permettant de sélectionner les informations pertinentes afin de les traiter. Sans attention, il ne peut pas y avoir d’apprentissage. Cela signifie que si l’étudiant lit ses SMS, discute avec son/sa voisine, ou bien se pose une question sur ce qui vient d’être dit, il n’est plus concentré et ne peut donc plus apprendre.
Une des missions de l'étudiant est d'apprendre à éduquer son attention pour se donner les moyens de réussir.

L'engagement actif

La deuxième condition pour apprendre est l’engagement actif, que l’on retrouve dans toutes les théories de pédagogie tels que Montessori, Freinet, Steiner, où l’on explique que l’apprenant doit pouvoir se tester, doit être amené à découvrir lui-même, doit faire. C’est en faisant soi-même que l’on apprend.
Une des missions de l'étudiant est de refaire les exemples de cours, voire même de s'inventer de nouveaux exercices.

Le retour d'information

Le troisième pilier est à la charge complète de l’enseignant. Il s’agit du retour d’information. Le cerveau fonctionne par itération de quatre étapes successives : prédiction, feedback, correction, nouvelle prédiction. Autrement dit, c’est parce qu’un apprenant reçoit la correction de ses erreurs qu’il apprend. Non seulement l’erreur est indispensable, mais sa correction l’est encore plus. Et c’est à l’enseignant de s’assurer que l’apprentissage est adapté et différencié pour chaque individu (d’où l’intérêt de l’approche par projet où chaque étudiant expérimente personnellement les concepts du cours).
Une des missions de l'étudiant est de suivre la pédagogie de l'enseignant et de faire les exercices demandés. C'est parce que l'étudiant se frotter au problème, et se pose des questions, qu'il apprend. Attendre la correction sans ne rien faire est inutile !

La consolidation

Enfin la dernière condition indispensable est la consolidation pour aller vers l’automatisation. Lors d’un nouvel apprentissage, une nouvelle connexion neuronale est créée. Celle-ci est mince et peut donc disparaître rapidement. En comparaison, la connexion neuronale d’un réflexe est épaisse et constante. Pour amener l’apprenant à consolider son apprentissage, il faut renforcer la connexion neuronale associée, en faisant des rappels réguliers, voire quotidien.
Une des missions de l'étudiant est de comprendre comment fonctionne leur outil de travail qui est leur cerveau et qu’il est plus efficace de s’entraîner 10 minutes par jour qu’une heure par semaine.

La mémoire

A chaque nouveau rappel de l’information à retenir, celle-ci reste un peu plus longtemps en mémoire, mais inéluctablement, une information qui n’est pas répétée disparait de la mémoire.
Attention, après 24 à 48h, un humain retient

  • 5% de ce qu'on lui a dit
  • 10% de ce qu'il a lu
  • 20% d'un contenu audiovisuel
  • 30% d'une démontration
  • 50% d'un groupe de discussion
  • 75% de ce qu'il fait lui-même
  • 90% de ce qu'il enseigne aux autres

Selon les théories, ces valeurs peuvent varier, mais l'ordre de grandeur reste le même.
Il est indispensable d'utiliser toutes les techniques possibles pour que l'information essentielle reste en mémoire. La prise de note est la première étape, après tout, "L'écriture est la mémoire du futur".

Stress et sommeil

Attention, Stanislas Dehaene nous apprend aussi que le stress et le sommeil sont inhibiteurs de l'apprentissage. Cela veut dire que si quelqu'un est stressé, il ne peut pas apprendre, et que si quelqu'un est fatigué, il ne peut pas apprendre.
Il est donc nécessaire et indispensable de respecter ces besoins primairs pour réussir ses études.